samedi 18 juin 2016

SUR LE LAC DE VILLEREST

Pour varier le repas annuel des Tupins, nous nous étions donné rendez-vous sur les bords du lac de Villerest près de Roanne.

Le temps était plutôt agréable en ce mois de juin 2016 pluvieux et changeant.

Après un bon repas au "Restaurant du Lac de Villerest",


préparation à l'embarquement,
 

sur un ponton remuant.

Une heure de promenade sur le lac,
 pour découvrir le saut du Perron, redoutable pour les "rambertes" au temps de la navigation sur la Loire avant le barrage,
Saint-Jean-Saint-Maurice dominant le lac.
de petits ports de plaisances.

Une colle : que signifie ce panneau ?

Apercevoir les habitants des rives,
 le barrage,
et retour à l’embarcadère, sous le restaurant.

Mais le naturel revient vite et et même sur le parking on parle peinture.

Au retour,  arrêt au château de la Roche


et rafraîchissement en terrasse.

où pêcheurs et peintres auraient bien aimé faire halte.
Une journée agréable de détente, de découvertes et de bonne humeur.
Merci à Sylvaine qui est à l'origine de la sortie.







lundi 13 juin 2016

UNE PASSIONNÉE

 En dessin, dès le matin, Maryse croque les objets qu’elle a sous la main.
L’oiseau qui boit à la fontaine dans le jardin, le pigeonnier du château, une tour d’angle,
La porte d’un cloître ancien, un phare dans la tempête, un coin d’atelier avec le sculpteur,
Une paire de chaussures, des chaussons de danse. 

 
  Que sais-je encore ! Des centaines de croquis.
Les lignes s’engendrent comme par magie. Sauver, garder trace,
Ses dessins aquarellés se déploient en formes innombrables. 


 Maryse a plus d’un talent dans sa mallette d’artiste.
Elle aime parler, rire et communiquer, goûter la vie et dessiner,
Mais aussi gérer, expliquer, compter et raconter, défendre une cause.
S’enthousiasmer, étudier et protéger le patrimoine.
Cet immense passé qui fait rêver, le garder coûte que coûte.
Le Sauver. 
 Pour le restituer, Maryse trace le contour, pose à l’aquarelle sur le papier,
Un ocre jaune lumière à la façade d’une vieille bâtisse.
La magnifier. 


 Mettre des couleurs à la face terne des choses.
Enjoliver, faire briller. Sauver ce qui peut l’être.
Le croquis est présence d’absence ou absence rendue plus forte.
Garder une trace pour l’histoire, pour le souvenir du passé.
Avec force et exigence, chaque matin, mettre en dessin.



 Comme les ballerines de sa danseuse Maryse s’élève à la pointe d’elle-même.
Danser avec les souliers qui dansent. Au plus haut.
Pour que le soleil continue de briller et le monde de mieux tourner. 



Maryse entre alors dans les détails, avec exigence. Mettre du rouge sur le papier.
L’oiseau boit à la fontaine, l’eau éclabousse son plumage.
Si vous sentez l’eau glisser sur ses plumes comme sur votre peau, que vous êtes mouillé !
C’est que l’aquarelle est réussie. 



 S’appliquer, exposer, faire des adeptes. Commencer et recommencer.
« Ma », magister, magistrat. Magistrale, comme la grande déesse antique
A la toute puissance créatrice, Maryse hisse haut le flambeau de l’art traditionnel.
Reproduire, Respecter et faire connaître la Tradition antique :



Aquarelle et  pigments, un commencement. 
Un mélange de Ma et d’Isis, Maya et Cybèle la romaine,
Déméter ou la chaste Athéna  de la civilisation grecque,
Déesse de l’histoire s’il en fut. 
Les noms ne manquent pas. « Ma »  est à l’origine.
Elle est Gaïa et ses filles et leurs aventures divines et humaines innombrables.
Dans la création artistique contemporaine, elle est  Niki de Saint Phalle et ses rondes Nana.


 
 Quelle force, Maryse,  une Passionnée, qui fait bouger.

Aquarelles de Maryse Cortial
Texte de Marie Pierre Bayle le 23 Mai 2016




dimanche 5 juin 2016

RENCONTRE PICTURALE

Samedi, inauguration du nouveau parking de la Maison des Associations.
Monsieur Bazile, Maire de Montbrison, coupe le ruban tricolore
et détaille le déroulement et le financement du projet.
 Six Tupins représentaient l'association pour l'inauguration de cet équipement qui nous facilite grandement la vie pour transporter notre matériel jusqu'à l'atelier. 

Dimanche, peinture inter-associations (et peintres indépendants) à Bard. 

Le temps fut globalement agréable malgré la pluie de midi.
Le premier sur le terrain, Alain Olivier  avait choisi un point de vue sur un lavoir au bord d'un chemin descendant jusqu'au Charavan.
Jean Valette installait son chevalet un peu plus bas de ce chemin très fréquenté (motards, cyclistes, promeneurs) malgré le petit ruisseau qui l'empruntait sur quelques mètres.

Un peu plus haut sur ce chemin, Marie-Henriette Bory,  parapluie d'une main (en fin de matinée), couteau de l'autre.
Devant le porche de l'église Anne-Marie Reynaud bien protégée pendant le temps de pluie.
Certains s'étaient installés plus loin, Michèle Landrot avec une aquarelle de l'église, dessinée depuis la croix de la mairie,
 Agnès Guillot a su, tout en gardant son style, s'inspirer d'une grille rouillée.

  Roger Chaperon dont vous verrez les œuvres lors d'une exposition à la Mairie de Bard en Septembre. Des photographes dont Dominique Marchiset qui nous a accueilli et facilité l'installation, exposeront aussi les photos prises à cette occasion.
À midi, apéritif offert par la Mairie de Bard et pique-nique.

 L’après-midi, une belle lumière et un peu de soleil, les parapluies devenaient ombrelles, chacun a terminé à son rythme.





De l'avis de tous la journée a été agréable, conviviale et productive. Rendez-vous a été pris pour le premier dimanche de juin 2017 avec plus de peintres et de photographes, (il n'y a que le premier pas qui coûte) et quelques enseignements pratiques, prévoir une petite bâche plastique pour protéger l'œuvre en cas d'averse etc.


 En attendant, en septembre, exposition des travaux à la Mairie de Bard. 
"Le Progrès", mardi 7 juin 2016








mercredi 1 juin 2016

INTRIGANTE VISITE AU MAM

Dans le cadre de nos sorties culturelles, une dizaine de Tupins, disponibles ce jour là et intéressés, se sont retrouvés au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne.
Sous le titre "Intrigantes Incertitudes" une présentation temporaire  de  quarante-deux artistes dévoilant dans leurs dessins de grande qualité technique un sentiment d'étrangeté  d’onirisme et d'angoisse.
Ils revisitent parfois des classiques de la représentation :
la nature morte
 la crucifixion
le déjeuner sur l'herbe de Manet
le baptême dans le Jourdain
 Mais s'il y a des indices que nous croyons reconnaître, il y en a autant qui nous éloignent de nos certitudes et nous perdent dans "d'intrigantes incertitudes".
On discute, chacun proposes ses pistes de lecture,
le dessin garde sa part de mystère.
De très grands ou de très petits formats, mélangeant les techniques, fusain, pastel, encre, aquarelle...
c'est une approche passionnante du dessin que nous avons longuement  appréciée.

Dans les expositions temporaires deux artistes Coréens, Lee Kang-So , entre calligraphie et paysage

et Choi Byung-So qui, dans un geste impersonnel et répétitif,  hachure sans fin, au stylo bille, des feuilles de journaux  qui prennent l'aspect de  houille ou de plomb.

Enfin, pendant toute l'année, une exposition chronologique des mouvements artistiques du cubisme au début du XXI°siècle.
Trop riche pour en rendre compte, notons "la tempête", le dispositif in situ de Claude Lévêque

et la "Cellule" d'Absalon.


Terminons ce post par la belle phrase qui accompagnait le travail de Choi Byung-So.